En consommant des produits d'ici, moins la planète aura de soucis !
Emission de CO2 d'un steak de veau = 50km en voiture
Eco rider attitude de Bob le Yeti
Mieux consommer
- Je n'oublie pas le cabas de mamie avant de partir au marché, comme ça je refuse les sacs plastiques
- J'achète des produits peu transformés et peu emballés : je privilégie les produits en vrac, en conditionnement économique, afin de réduire les emballages
- Je privilégie les produits locaux ou d'origine France, et de saison. C'est moins de CO2 dans l'air
- Je privilégie (en fonction des moyens de chacun) des produits qui participe à des améliorations environnementales et/ou sociales (agriculture biologique, commerce équitable, produits éco-labellisés) ;
- J'évite de consommer des produits provenant d'espèces menacées et de pêcheries mal gérées
- Je ne mange pas trop de viande
- Je privilégie le marché au Super MiamMiam, moins gourmands en emballage : marché, AMAP, vente à la ferme
- Même au supermarché les éco gestes sont possibles
- Pour trier : j'organise des réceptacles chez moi et j'utilise les conteneurs de la commune en bas de mon immeuble ou dans la rue.
Attention : les règles du trie varient en fonction des communes. Ouvre l'œil pour ne pas te tromper !
Jeux-Quizz-Vidéo
LA vidéo de « Billy et Willy » sur les déchets !!! A visionner absolument !
Petits quizz sur l'alimentation
La culture de la bouffe
Des circuits alimentaires non durable
Aujourd'hui, l'alimentation, de sa production / prélèvement, à sa consommation en passant par les étapes de transformation, se traduit par des phénomènes locaux et mondiaux allant à contre courant de la perspective d'un développement humain soutenable :
- Les êtres humains sont déconnectés des terres qui les nourrissent avec tout ce que cela signifie en matière d'impacts sur la santé des populations et sur les repères culturels.
- Les prélèvements trop importants mènent à la diminution alarmante des stocks de poissons dans toutes les mers du monde
- Les systèmes agricoles intensifs en engrais chimiques de synthèse, en produits phytosanitaires et en énergie mais extensifs en main d'œuvre, dégradent les écosystèmes et les tissus ruraux et sont sources de nombreuses pollutions.
- Les « circuits longs » et incohérents de transformation et de transport sont consommateurs d'énergie et émetteurs de gaz à effet de serre
- Les agriculteurs sont de plus en plus dépendants des acteurs de la chaîne alimentaire, des semenciers en amont aux grandes chaînes de distribution en aval.
- Les politiques agricoles promouvant la libéralisation du marché des matières premières portent une responsabilité dans les problèmes d'accès à l'alimentation pour les populations des pays du Sud.
L'enjeu est donc bien de recréer le lien entre l'alimentation - à travers toutes ses étapes, de la production à la consommation - les êtres humains et les écosystèmes afin de tendre vers une agriculture et une pêche en cohérence avec la préservation de la biodiversité, moins impactant en termes de changement climatique et généralisant l'accès à une alimentation de qualité.
Combien de gaz à effet de serre dans notre assiette ?
Le fait de manger engendrerait des émissions de gaz à effet de serre ? Allons donc..... Et pourtant, le fait de manger pèse très lourd, en France, dans les émissions de gaz à effet de serre. Nous devons cela au fait que l'agriculture est responsable de l'essentiel des émissions pour les gaz à effet de serre autres que le CO2 : méthane et protoxyde d'azote.
Cela se retrouve dans :
- des émissions provenant du chauffage du local d'élevage
- de l'énergie fossile utilisée par le tracteur pour la culture des céréales mangées par la bête
- de l'énergie fossile nécessaire pour fabriquer les engrais qui serviront à cultiver les céréales mangées par la bête
- des émissions de N2O (protoxyde d'azote) lorsque ces engrais seront épandus dans les champs - de l'énergie fossile nécessaire pour fabriquer les aliments du poulet (les poulets de batterie mangent rarement les céréales "brutes", mais plutôt des aliments préparés par un sous secteur de l'industrie agroalimentaire) à partir des céréales cultivées
- et encore des émissions liées à la fabrication des engins agricoles, de l'énergie fossile de séchage des grains, et même de l'énergie qui a été nécessaire pour raffiner le pétrole qui sera consommé par le tracteur....
Emissions de gaz à effet de serre (CO2, N2O, CH4) liées à la production d'un kg de nourriture
en système non bio.
Source : Jancovici, 2007
Et le bio dans tout ça ?
Que se passe-t-il quand on se met à cultiver bio ?
- on évite l'énergie fossile nécessaire à la fabrication des engrais de synthèse, qui sont interdits dans le système bio, et donc certains postes d'émission disparaissent, idem pour les phytosanitaires
- il y a quand même des émissions de N2O (protoxyde d'azote)liées à l'épandage des fumiers et autres apports d'azote
- les rendements sont moins élevés, alors que les heures de tracteur sont à peu près les mêmes, donc les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) par unité de production augmentent pour certains postes
- enfin, bio ou pas bio, les ruminants continuent à roter du méthane !
Si nous faisons un bilan, nous parvenons au schéma suivant :
Emissions de gaz à effet de serre (CO2, N2O, CH4) liées à la production d'un kg de nourriture
en système bio. Les émissions de CO2 et de N2O baissent, et les émissions globales par kg sont diminuées de 30% environ pour les viandes rouges et de 50% - voire plus - pour les produits végétaux et les volailles. Pour le poisson, ca ne bouge pas !
Source : Jancovici, 2007
La triste vérité est donc la suivante : manger bio c'est bien, mais pour le climat il faut surtout manger moins de viande.
Et en montagne... ?
Comment définir une zone agricole de montagne ?
Les zones de montagne sont définies par décret en France et en Europe. En France, elles comprennent les communes ou parties de communes caractérisées par une limitation considérable des possibilités d'utilisation des terres et un accroissement important des coûts des travaux. Les deux principaux critères sont l'altitude (minimum 600 mètres) et/ou le dénivellement (supérieur à 400 mètres au sein d'une même commune).
Au sein des zones de montagne, des zones de « haute montagne » sont définies pour les Alpes et les Pyrénées par l'altitude (supérieure à 1 200 mètres) et la densité du cheptel (moins de 20 UGB - Unités de Gros Bétail - par kilomètres carrés).
En France, les zones de montagne dans les Alpes, la Corse, le Jura, le Massif Central, les Pyrénées et les Vosges couvrent 25 % du territoire, la haute montagne en représente 4 %.

Les enjeux
Entre la forte pression touristique et la survie toujours plus difficile des milieux à vocation agricole, l'agriculture en montagne constitue un enjeu tout à fait central à la fois pour le développement et pour la protection.
S'agissant de l'économie montagnarde, le secteur agricole est en effet vital dans la mesure où dans les plus petites communes de montagne les agriculteurs sont pratiquement les seuls agents économiques locaux.
D'un point de vue environnemental, l'activité agricole est également essentielle à la montagne dans la mesure où c'est par sa pratique que s'entretiennent l'actuelle biodiversité montagnarde et le maintien de paysages ouverts et sécurisés.
Valorisation des produits montagnards
Les AOC/AOP constituent un moyen important de valorisation des productions laitières de montagne : par exemple, sur l'ensemble des AOC/AOP fromagères françaises au lait de vache, 18 sur 28 sont produites en totalité ou en partie en zone de montagne.
Quelques liens pour aller plus loin...
Mountain Riders
Expo Sauvons Robert : Expo sur le réchauffement climatique Mountain Riders
Autres :
Site du Ministère
Manger-Bouger : Site de la nutrition santé-plaisir
Portail des paysans biologiques du réseau FNAB
Réseau AMAP
Le mangeur et la montagne
Manocire : Combien de CO2 dans nos assiettes ? – Jancovici
Parc National des Ecrins
Fondation Nicolas Hulot : Pour manger responsable
Slow Food france : Association d'éducation pour le goût
Eco Sapiens : Pour acheter responsable
Verdura : Eco geste au supermarché
Réseau Ecole et Nature : Site du réseau Ecole et Nature, avec un spécialement dédié aux déchets et à la consommation