
11% des stations françaises valident ce critère
Quelques chiffres :
Pourquoi et comment saler les routes ?
Il existe deux grands principes pour traiter les routes en période hivernale. Le traitement préventif consiste à anticiper les phénomènes hivernaux pour en limiter les éventuelles conséquences, alors que le traitement curatif est une action a posteriori. Pour le verglas on procède à un salage en quantité plus ou moins importante. Pour la neige, le raclage permet de retirer un maximum de neige au moyen d’une lame. Ensuite la neige résiduelle est généralement traitée avec du sel pour favoriser son brassage et son élimination par la circulation. Toutefois, si la température est inférieure à -8/-9°C, le salage peut s’avérer totalement inefficace, voire dangereux.
L’utilisation des « fondants routiers »
Le fondant routier le plus utilisé est le chlorure de sodium tiré des mines de sel et des marais salants. Les fondants routiers agissent soit en évitant la congélation de l’eau sur la chaussée, soit en faisant fondre suffisamment de glace ou de neige après raclage pour que le trafic puisse brasser la neige et l’évacuer.
Quels sont les risques de pollution ?
L’impact sur le sol et les plantes : le sel modifie la nature du sol. Il facilite son lessivage et rend l’eau moins disponible pour les plantes. Il engendre aussi un sol plus compact qui gène la respiration des végétaux par leurs racines. Le sel qui n’est pas lessivé est absorbé pendant l’été par les plantes et retourne à la terre quand les feuilles tombent ou lorsqu’il pleut. Ces nouvelles conditions écologiques ralentissent la croissance et le développement des espèces touchées. De plus, les projections directes sur les plantes perturbent leur métabolisme et peuvent engendrer la mort de mousses, des jeunes feuilles voire de l’ensemble de la plante.
L’impact sur l’eau et les milieux aquatiques : le sel peut avoir un effet sur la teneur en sel des cours d’eau ou plans d’eau riverains de la zone où il est diffusé. Dans certaines zones l’utilisation du sel est interdite afin de protéger la pureté des sources d’eau. Néanmoins des lacs pâtissent de cette pollution, et certains d’entre eux s’avèrent classés en réserve naturelle (comme le lac-tourbière du Luitel par exemple). Il est donc important de réduire l’utilisation du sel routier et de trouver des alternatives plus respectueuses de l’écosystème.
L’impact sur les animaux et les biens matériels : le sel peut engendrer l’irritation des pâtes des animaux et/ou des intoxications. Par exemple, les amphibiens (salamandres, tritons, crapauds) réagissent très mal au taux de salinité de l'eau. Le sel peut également provoquer l’usure accélérée des véhicules et une dégradation des chaussées.
Quelles sont les alternatives au sel routier ?
Certaines collectivités testent des pratiques alternatives pour limiter les impacts du sel : cartographie des routes et des zones sensibles au salage, déneigement plus fréquent, création de bassin de rétention pour diminuer le taux de salinité avant rejet dans le milieu naturel, améliorations techniques des machines pour optimiser l’épandage, diminution du dosage de sel, tests de mélanges alternatifs.
Parmi les alternatives au sel routier, on peut citer :
Liens
Attribution du logo :
Pour obtenir le logo, la station doit remplir tous les critères ET, et au moins un des critères OU.
Critères : La commune limite son utilisation de sel de déneigement et met en place des méthodes alternatives de déneigement.
Les questions posées :
La question concerne :
Les experts associés : ADEME, Conseils Généraux, DDT, Communautés de communes, professionnels du transport.