
24% des stations françaises valident ce critère
Le bois est une ressource abondante en France. La forêt recouvre 29,7% du territoire national et s’accroît à raison de 30 000 hectares chaque année ! Aujourd’hui, la surface occupée est quasiment similaire à celle de la fin du Moyen Age.
L’utilisation du bois comme énergie pour alimenter un chauffage collectif présente de nombreux avantages, d’après l’ADEME, en comptabilisant l’énergie consommée du «puits» à la chaleur produite, y compris les étapes de transport et raffinage, les chaufferies au gaz, au fioul et à l’électricité émettent respectivement 222, 480 et 180 kg de CO2 par MWh de chaleur utile. Le chauffage au bois n’en émet que 40. Ainsi l’utilisation du bois permet de diviser les émissions de CO2 par 12 par rapport au fioul et par 6 par rapport au gaz.
Pourquoi ?
Sur le plan de la préservation de l’environnement le bois est un atout intéressant. En effet le CO2 relâché lors de la combustion du bois provient du carbone fixé par les arbres tout au long de leur croissance. Ces émissions de CO2 seront compensées par les jeunes arbres en croissance qui les absorberont. L’utilisation du bois comme combustible ne contribue donc pas à l'accroissement de l'effet de serre car le bilan CO2 est quasi nul.
La filière bois énergie exploite le potentiel énergétique du bois et de ses dérivés : chauffage collectif et domestique, chaufferies industrielles, …etc. Ce système de chauffage fait appel aux ressources en bois issues des forêts, mais aussi des rebus de l'industrie forestière et du bois issus des déchets du bâtiment : 35 millions de mètres cubes sont ainsi consommés chaque année ! Le bois permet donc une sécurité de l’approvisionnement car il est insensible aux variations des monnaies et du prix du pétrole, il met fin aux risques de pollutions par les énergies fossiles et permet de faire respecter les normes anti-pollutions.
Comment ?
Quels bois utiliser ? Les feuillus dit durs comme le chêne, le hêtre ou encore le charme sont les plus appréciés pour le chauffage domestique. Ils ont une bonne capacité calorifique. Les feuillus dit tendres ainsi que les résineux quand a eux brûlent plus vite. Les résineux ont une bonne capacité pour monter rapidement en température mais demandent un ramonage plus fréquent du conduit de cheminée.
Sous quelles formes ? Le combustible bois peut être utilisé sous différentes formes : sciure, écorce, copeaux, découpes, emballage... Mais aussi sous des formes telles que des granulés, ou des plaquettes. Ces nouvelles formes de combustible à base de bois permettent de faire fonctionner des chaudières à gros rendements pour des réseaux collectifs ou individuels.
Les installations de type chaufferie automatique à bois : Ces chaudières qui utilisent des granulés ou des plaquettes ont beaucoup d’avantages. Elles sont faciles à utiliser et offre un rendement de 75 à 95%. L’alimentation en bois est programmé et se fait automatiquement. Un silo relié par une vis sans fin à la chaudière assure le stockage de plusieurs mètres cubes de combustibles. Cela permet une autonomie de plusieurs mois. La chaufferie est totalement autonome. Toutes les étapes (alimentation, combustion, décendrage, extraction des fumées, etc.) sont contrôlées et optimisées grâce à une régulation électronique. Le rendement peut atteindre 95 %, performance équivalente à celle des chaudières à fioul.
Le label « Flamme Verte »
Le label « Flamme Verte » a été élaboré en 2000 par l’ADEME et des fabricants d’appareils domestiques pour promouvoir l’utilisation d’appareils de chauffage au bois performant dont la conception répond à une charte de qualité exigeante en termes de rendement et d’émissions polluantes. Ce label atteste que le fabricant garantit le respect des normes françaises et européennes, la formation de ses employés, le respect des règles de sécurité, un affichage clair…
Depuis le 1er janvier 2010, les fabricants d’appareils indépendants, signataires de la Charte Flamme Verte, ont entrepris d’apposer une étiquette de performance énergétique et environnementale sur leurs nouveaux appareils. Plus la performance globale de l’appareil est importante, plus le nombre d’étoiles affiché sur l’étiquette est élevé, avec un maximum de 5 étoiles.
Pour être labellisés Flamme Verte, les appareils doivent désormais afficher 3, 4 ou 5 étoiles. Le nombre d’étoiles est établi sur la base de deux critères : le rendement énergétique de l’équipement et le monoxyde de carbone (CO) émis dans l’atmosphère. Il intègrera, au 1er janvier 2011, un critère relatif aux émissions de poussière.
Les exigences requises seront croissantes sur les cinq années à venir :
Les appareils Flamme Verte sont éligibles au crédit d’impôt. Le taux dépend du coût , de la période des travaux et de s'il s'agit d'une instalation ou du remplacement d'un appareil ancien. (Pour plus d'information : www.flammeverte.org)
Données
Particularité en montagne
Le chauffage collectif au bois permet de chauffer des villages entiers tout en respectant l’environnement. Citons par exemple la commune des Gets qui grâce à sa chaudière collective à bois alimente un réseau de bâtiments en chaleur. Des quantités importantes de bois sont disponibles dans nos montagnes. Avec l’utilisation du bois on favorise l’utilisation de ressources en filières locales. Une activité et des emplois sont créés pour le bienfait des communes qui utilisent le bois. Enfin, Le bois disponible quasiment sur place n’augmentera pas le trafic routier entre chaque station comme pour le fuel ou le gaz.
Liens
Attribution du logo du guide
Pour obtenir le logo, la station doit remplir tous les critères ET, et au moins un des critères OU.
Critères : La station possède au moins une chaufferie au bois.
Les questions posées :
La question concerne :
Les experts associés :
ADEME, Points Info Energie, Asder, Prioriterre, Ageden, ONF, Conseil Généraux,
Régions, associations
Sources :