
9% des stations françaises valident ce critère
En hiver comme en été l’eau devient rare en montagne comme ailleurs. La faune et la flore souffrent du manque d’eau dans les rivières et l’approvisionnement pour les stations devient problématique. En France la consommation moyenne par personne est évaluée à 150 litres d’eau potable par jour ! Il est établi qu’en moyenne une personne consomme chaque année 55 m3 d’eau (55 000 litres).
En montagne l’eau est une ressource limitée, il appartient à tous de réduire sa consommation par des gestes simples et en utilisant des systèmes de réduction de consommation, surtout durant les périodes de fortes fréquentations.
La consommation d’eau augmente à l’âge adulte, les enfants n’utilisant en moyenne que 69 litres par jour. La consommation diminue chez les personnes âgées. Quant aux sportifs, ils consomment plus d’eau que la moyenne : 204 litres par jour. Même si notre consommation d’eau en France a sensiblement diminué, elle se situe (aujourd’hui) au même niveau que l'Irlande, l'Allemagne et les Pays-Bas. Les quantités sont encore trop importantes. Et pourtant des gestes simples et du matériel adapté permet de faire des économies conséquentes.
Pourquoi ?
De l’eau potable au quotidien : L’utilisation de l’eau qu’elle soit individuelle, collective, industrielle ou agricole se divise en trois catégories :
L’eau potable que nous buvons est la même que celle utilisée pour remplir la chasse d’eau, ou encore la même qui sort du tuyau d’arrosage du jardin. Nous utilisons donc de l’eau potable pour toutes les tâches de la vie quotidienne. Selon un rapport du gouvernement, la quantité d’eau potable utilisée pour des besoins alimentaires est évaluée à environ 7% (boisson/cuisine) de la consommation moyenne tandis que les WC représentent 20 % et la toilette quotidienne entre 20 et 40%.
Minimiser sa consommation d’eau potable en montagne, c’est réduire les coûts (potabilisation de l’eau, traitement des eaux usées…) c’est oeuvrer au quotidien pour protéger les ressources en eaux potables et surtout préserver des écosystèmes fragiles.
Comment agir sur sa consommation en eau ?
Les WC sont le premier poste de consommation :
De manière générale
Agir sur les débits : Le but est d’agir sur les quantités puisées
Des lave-linge et lave-vaisselle peu gourmands :
Les fabricants de lave-linge et de lave-vaisselle font des efforts pour proposer des appareils moins gourmands en eau.
Action sur la distribution d’eau chaude sanitaire :
Il est possible d’agir sur la consommation par des règles simples lors de la construction :
Limitation de la pression :
6 bars = 24,5 litres par minute
3 bars = 17 litres par minute
soit une diminution du débit de 30%
Particularités en montagne
En montagne l’eau est une ressource limitée, il appartient à tous de réduire sa consommation par des gestes simples surtout durant les périodes de fortes fréquentations.
Les périodes les plus fréquentés, Janvier et Février correspondent à la période d’étiage en montagne, les cours d’eau sont quasiment à sec. La station doit elle-même prendre l’initiative de mettre à dispositions des dispositifs intelligents à la portée de tous, complétée par une politique d’information sur la totalité de la station
Tous les écogestes Eau sur la rubrique Agir Chaque jour
Données
En France, chacun d’entre nous consomme en moyenne près de 150 litres d’eau par jour dont :
Les consommations moyennes par poste sont ainsi réparties :
Exemple de la consommation pour les toilettes
Consommation pour une famille de 4 personnes (source : tour-energie)
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Conso/an |
Prix/an |
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WC équipé d’un réservoir de 9 litres |
79 m3 |
192 € |
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WC équipé d’un réservoir de 6 litres |
53 m3 |
129 € |
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WC équipé d’un réservoir de 3/6 litres |
35 m3 |
85 € |
Adopter les bons gestes chez soi
Préserver la ressource en eau :
Eviter de gaspiller l’eau :
Limiter l’entartrage :
Economiser l’eau dans votre jardin :
Une eau potable sans fuite ?!
En France, la desserte des populations en eau potable a été initiée à la toute fin du XIXème siècle et est achevée depuis une décennie environ. C’est une loi de 1790 qui a confié aux communes la responsabilité de la fourniture de l’eau potable. Celle-ci est l’un des aliments les plus contrôlés. Elle fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent, destiné à en garantir la sécurité sanitaire car seulement 1% de l’eau présente sur la planète est directement utilisable par l’homme. Les activités humaines créent de fait, une pression importante sur cette ressource.
Qu’est ce qui caractérise une eau potable ? Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé. Pour cela, des normes ont été établies qui fixent les teneurs limites à ne pas dépasser pour un certain nombre de substances nocives et susceptibles d’être présentes dans l’eau. Le fait qu’une eau soit conforme aux normes, c’est-à-dire potable, ne signifie donc pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur. Les nouvelles normes doivent d’ailleurs être appliquées non plus seulement aux points de captage, lors de la production, et sur le réseau public de distribution d’eau, mais également aux robinets. Responsables de la qualité et du coût des services liés à l’eau, les collectivités locales choisissent leur mode de gestion soit en régie directe soit en gestion déléguée à une entreprise privée. Les principales sont la Générale des Eaux-Vivendi, la Suez-Lyonnaise des Eaux et SAUR International (Groupe Bouygues).
6 milliards de m3 sont prélevés tous les ans par les collectivités. Les réseaux de distribution d’eau potable (856 000km) présentent des pertes par fuite de 25% en moyenne voire 40% par endroit. Pour un réseau bien entretenu, l’objectif est d’atteindre un taux de fuite de 15% (soit un potentiel de 600 millions de m3 par an)
Liens
Attribution du logo du guide
Pour obtenir le logo, la station doit remplir tous les critères ET, et au moins un des critères OU.
Critères : la station possède des systèmes de réduction et d’optimisation de la consommation d’eau, elle s’engage dans une politique de prévention des gaspillages.
Les questions posées :
La question concerne :
Les experts associés : Agence de l’eau RMC, Régions, Conseils Généraux, associations
Sources