
22% des stations françaises valident ce critère
Le traitement anaérobie (sans oxygène) permet de faire fermenter les boues de station d’épuration. On réduit ainsi leur quantité et cela permet de récupérer du méthane utilisable pour le chauffage des bâtiments.
La méthanisation directe des boues de station d'épuration concerne environ 1/3 des boues produites en France, soit l'équivalent de 20 millions d'habitants. L’intérêt d’un traitement anaérobie en montagne est évident.
Le traitement anaérobie permet de réduire de 50% la matière sèche tout en créant de l’énergie calorifique ou électrique !
Pourquoi ?
Réduire les boues d’épuration et une priorité car les quantités importantes posent des problèmes de réutilisation, notamment en période de forte fréquentation des stations. Que faire de toutes ces boues ? Le traitement anaérobie a pour but de réduire la quantité des boues produites et de créer des gaz valorisables sous forme d’énergie (dioxyde de carbone et méthane). C’est donc une réponse tout à fait intéressante au problème de réduction de boues d’épuration.
Les gaz récupérés par ce procédé ne participent pas à l’aggravation de l’effet de serre. Le méthane produit est utilisé pour créer de l’électricité ou de la chaleur. Sans méthanisation, ces gaz se serait dissipés dans l’atmosphère avec un impact direct sur le climat et sans valorisation énergétique.
Comment ça marche ?
Le procédé est le suivant : la matière contenue dans l’eau subit une digestion par des micro-organismes. Ceux-ci libèrent du gaz CO2 (dioxyde de carbone) et du gaz CH4 (méthane) qui est stocké pour être valorisé par exemple sous forme d’énergie calorifique ou d’électricité. Le résidu de la digestion (ou digestat) est stable, désodorisé, débarrassé en majeure partie des germes pathogènes. La biométhanisation est le procédé biologique qui permet de produire du méthane à partir de déchets organiques (et quelques fois minéraux). Au cours de sa production, le méthane est la plupart du temps mélangé à du gaz carbonique et d’autres gaz en petites quantités, ce mélange est appelé le Biogaz.
Le méthane est riche en énergie : 35 MJ/m³ (10 kWh/m³).
La biométhanisation est un procédé 100% naturel. Voici quelques exemples naturels :
Particularité en montagne
En montagne le traitement des boues pose souvent problème. Non seulement en terme de quantité mais aussi en terme de qualité. Le traitement anaérobie réduit les quantités de matières sèches et permet de fournir une véritable énergie écologique aux stations.
Exemple concret : L’Abbaye de Tamié, par exemple, qui traite 4000 litres de lait par jour, produit 17 m3 d’effluent soit 290 kg de DCO* par jour. Un post-traitement aérobie permet de réduire cette pollution DCO, et le biogaz produit est brûlé pour fournir le monastère en eau chaude.
Le biogaz produit permet d’alimenter une chaudière de 40 kW pour le chauffage d’appoint des locaux.
(Source : http://www.thesame-innovation.com/Jitec/Jitec.php?Id=443)
*(La DCO, Demande Chimique en Oxygène, permet d'apprécier la concentration en matières organiques ou minérales, dissoutes ou en suspension dans l’eau, au travers de la quantité d’oxygène nécessaire à leur oxydation chimique totale.)
Données
Liens
Attribution du logo du guide
Pour obtenir le logo, la station doit remplir tous les critères ET, et au moins un des critères OU.
Critères : La station valorise le biogaz de ses boues d'épuration avec un système efficace.
Les questions posées :
La question concerne :
Les experts associés : Agence de l’eau RMC, Régions, Conseils Généraux, expert stations d’épuration
Sources