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Critères: La marque collabore avec des fournisseurs qui possèdent certains labels environnementaux ou ont mis en place des actions environnementales (reporting, suivi des consommations et des rejets). Elle effectue des audits de ses fournisseurs,vérifie l'application de la directive REACH. Elle mesure et contrôle ses consommations.(critères ET indispensables, critères OU au moins 1 est nécéssaire).
Afin de contrôler leurs fournisseurs, les entreprises peuvent mettre en place des audits. Indépendamment des audits les entreprises peuvent mettre en place des systèmes de reporting qui leur permettent de suivre l’activité de leurs usines et de celles de leurs sous-traitants grace à des indicateurs chiffrés. Ces indicateurs chiffrés permettront de suivre de façon concrète l’évolution de l’activité mais aussi l’évolution des quantités de matières premières utilisées et de rejets associés. Chaque entreprise pourra développer le sien, néanmoins il existe un référentiel international mis au point par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) : le GRI (Global Reporting Initiative), le Global Compact de l'ONU ou encore le CDP (Carbon Disclosure Project). Au sein de tous ces mécanismes on trouvera aussi la directive européenne REACH qui se focalise sur l'utilisation de produits chimiques dans tous les produits et leurs effets sur l'homme et l'environnement.
Les audits
L'audit, exercé par un auditeur, est un processus systématique, indépendant et documenté permettant de recueillir des informations objectives pour déterminer dans quelle mesure les éléments du système cible satisfont aux exigences des référentiels du domaine concerné. Il en existe de différentes sortes :
la norme ISO 9000, relative à la qualité, complète la définition ci-dessus avec celles-ci :
Lorsque les systèmes de gestion de la qualité et environnemental sont audités simultanément, on parle d’audit commun.
Le GRI (Global Reporting Initiative)
http://www.globalreporting.org/Home/LanguageBar/FrenchLanguagePage.htm
La Global Reporting Initiative (GRI) a été créée vers la fin 1997 avec comme mission de développer les directives applicables globalement pour rendre compte des performances économique, environnementale et sociale, initialement pour des sociétés et par la suite pour n'importe quelle organisation gouvernementale, ou non gouvernementale. Rassemblée par la coalition pour les économies environnementalement responsables (CERES) en association avec le programme d'environnement des Nations Unies (PNUE), le GRI incorpore la participation active des sociétés, des O.N.G, des organismes de comptabilité, des associations d'hommes d'affaires, et d'autres parties prenantes du monde entier. Elle permet d’homogénéiser les modèles d’analyse grâce à 90 normes et indicateurs, pour rendre compte des politiques de responsabilité sociale et environnementale. En passe de devenir la référence mondiale, le GRI incite les entreprises à passer de la déclaration à l’évaluation réelle.
Elle compte aujourd'hui plus de 5000 membres qui contribuent régulièrement à ses productions et à leurs améliorations.
Le Carbon Disclosure Project (CDP)
www.cdproject.net
Le CDP (Carbon Disclosure Project) est une association qui rassemble plus de 280 investisseurs institutionnels gérant 41 000 milliards de dollars d’actifs dans le monde. Il a pour objectif d’éclairer les décisions d’investissement de ses membres en les informant sur les conséquences pour les entreprises de la « contrainte carbone » et du changement climatique.
Chaque année. Le CDP envoie ainsi aux principales entreprises mondiales un questionnaire portant sur leur prise en compte du changement climatique (stratégie, risques et opportunités, etc...) et sur leurs émissions de gaz à effet de serre (GES : émissions directes, indirectes et induites, objectif et politique de réduction, etc...). Le CDP contribue ainsi à améliorer la qualité de l’information publiée par les entreprises, en particulier en créant une base de donnée mondiale des émissions de GES.
La première édition de l’étude (CDP1) en 2003 portait sur les 500 premières entreprises mondiales (FT500). Le taux de participation n’a cessé d’augmenter et, en 2006, l’enquête CDP4 a été étendue à un plus grand nombre d’entreprises, notamment par la mise en place d’études régionales et nationales (Asie, Allemagne, Australie, Brésil, Canada, France, Japon, Royaume-Uni). En France, cette étude a été menée auprès des 120 plus grandes entreprises françaises (SBF120).
La directive REACH
REACH signifie en anglais "Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemical substances." Cette directive européene, qui a été adoptée en décembre 2006, vise l'enregistrement de 30 000 substances chimiques utilisées dans l'industrie et les produits de consommation courante (peinture,détergents,hygiène, cosmétiques, parfums...).Toutes les entreprises qui fabriquent, utilisent ou importent des substances chimiques sont concernées et doivent évaluer elles-mêmes la toxicité de ces substances pour les enregistrer auprès d'une agence indépendante (Agence européenne des produits chimiques) basée à Helsinki. Les substances les plus dangeureuses pourront être interdite par cette agence. Les entreprises sont tenues de trouver des produits de substitution plus sûrs pour la santé et l'environnement. REACH a en effet pour objectif d'éliminer les substances chimiques responsables de différentes pathologies et de cancers.
les industriels ont jusqu’au 30 novembre 2008 pour pré-enregistrer, auprès de l’agence européenne des produits chimiques (ECHA), les molécules qu’ils produisent ou importent à plus d’une tonne par an. Or, sur les 5400 entreprises françaises potentiellement concernées, seules 1258 avaient fait la démarche début Octobre 2008. De façon intéressante, la phase de pré-enregistrement permet l’échange de données entre les professionnels du secteur, leur évitant d’effectuer chacun des tests sur une même molécule. Néanmoins les industriels prennent un risque réel à ne pas suivre la directive : ceux dont les substances n’auront pas été pré-enregistrées avant la date butoir seront contraints de les pré-enregistrer d’office, malgré un dossier incomplet sous peine de les voir éliminées du marché. Une petite lumière à l’horizon les rassure faiblement : certains états américains, dont la Californie, se montrent intéressés par REACH, au point d’envisager de l’adopter.
http://ec.europa.eu/enterprise/reach/index_fr.htm